– Les poèmes écrits par les 3E

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UN ALBUM QUI DENONCE L’ABSURDITE DE LA GUERRE

Les poèmes des élèves de 3E

Après une séquence sur la Première Guerre mondiale, après  la lecture de nombreux témoignages et textes dénonçant l’absurdité de la guerre, les élèves de 3E ont lu l’album L’Ennemi  qui propose un message plein d’humanité : l’ennemi est un être humain, qui ressent lui aussi la peur, la souffrance et ne comprend pas pourquoi il doit tuer.

 

J’aimerais   que la guerre atroce ne tue nulle part sur terre, 

Que le mot « ennemi » n’existe plus.

Je voudrais que les soldats regardent dans leur cœur

Et dans le cœur des ennemis.

L’ennemi est un être humain comme vous,

Avec lui, fabriquons la paix pour un monde meilleur.

                                    Jade C. 

 

Quand je regarde les étoiles, je pense…

Je pense à ma famille et à l’absurdité de la guerre.

L’ennemi, lui aussi, regarde sûrement les étoiles.

Les mêmes étoiles que moi… 

On comprend beaucoup de choses en regardant les étoiles.

                                      Romain G.

 

Sur son passage, la guerre fait des ravages.

Elle rafle tout sur son passage.

Elle ne laisse derrière les fleurs

Que l’enfer et le malheur.

                                              Dorian M.

 

 

Mon cher ennemi,

Es-tu toi aussi affaibli, avachi, anéanti

Par cette guerre, si longue, immonde ?

Pourquoi ne pas régler les problèmes

Autrement que par la haine ?

Arrêtons ces absurdités

Et déclarons la Paix !

                                      Zayane T.

 

On m’a dit :   « Là-bas, c’est ton ennemi.  Un ennemi qui tue, qui fusille, qui assassine les femmes et les enfants.

Toi, tu n’es pas comme lui.

Toi tu défends ton pays. »

Moi j’ai envie de lui dire à l’ennemi :   «  Toi, là-bas, et si tu étais comme moi ?

Est-ce que tu souffres comme moi ?

Tu es sûrement triste,

Comme moi.

Tu as sûrement froid,

Comme moi.

Tu es comme moi.

Alors ensemble décidons d’arrêter cette guerre ! »

                                                 Léa T.

 

A travers ce poème,

Je voudrais te dire…

A travers ce poème,

Je tiens à te dire…

L’ennemi est un soldat,

L’ennemi va au combat,

Mais l’ennemi est un être humain

Comme moi.

Et tous les deux nous pensons : 

« La guerre ne sert à rien. »

 

                                         Mélina C.

  

Toi qui m’attends au bout de ton fusil

Toi qui m’observes la nuit,

Toi qui guettes pour m’ôter la vie,

 

Parfois je me demande

Qui tu es.

Quel âge as-tu ? As-tu  mon âge ? 

Que ressens-tu ? As-tu  peur  comme moi ? 

Alors pourquoi se  haïr ?

                                           Deborah L.

L’ennemi

Quand je me lève, il se lève.

Quand je mange, il mange.

Quand je dors, il dort.

Quand je sors, il sort.

Quand j’ai froid, il a froid.

Quand je tire sur lui, il tire sur moi.

 

Je suis comme lui, il est comme moi.

                                         Paul J.

 

On m’a dit : «  L’ennemi  est méchant,

Il tue les petits enfants.

Pour un petit bout de terre,

Il nous fait la guerre. »

Et moi je me dis : «  Et s’il était comme moi, l’ennemi, 

 Gentil, épuisé et pressé de rentrer chez lui ? »

                                                                                                

                                 Lyse D.

  

L’ennemi,

Toi et moi, chacun dans notre trou,

Nous voulions aider notre pays.

Ils nous ont  appris à tuer

Sans pitié.

Alors nous nous battons.

Et de loin, nous nous regardons,

Subir les mêmes conditions.

Et pourtant, toi et moi, l’ennemi,

Nous voulons rentrer,  nous voulons revoir notre famille.

Et nous  trouvons que cette guerre absurde

Doit cesser !

                                   Nathan M.

 

L’ennemi est comme moi.

Il est comme toi.

Il ne devrait pas être là.

Alors, c’est décidé :

J’arrête le combat.

Et lui ? Pourquoi pas ?

               Pierrick L.

 

Dans ma tranchée, je me sens seul.

Et lui en face ? Est-il seul aussi ?

On m’a dit : « C’est l’Ennemi. »

Et moi ? Qui suis-je pour lui ?

 

J’aimerais que tout s’arrête,

Ne plus vivre dans la boue et le froid.

Et lui en face ? Qu’en pense-t-il ?

Va-t-il faire du feu ?  J’ai froid.

J’y vais, je sors de mon trou.

 

Je tente une approche discrète.

Je le vois. Il est glacé comme moi

Et regarde une photographie de sa chérie.

Il est comme nous, l’Ennemi.                                                                            

                                         Lisa R.

 

Ça va faire  trois   ans qu’on est à la  guerre,

Trois ans de malheur, de froideur et de souffrance.

Trois ans  qu’on n’a pas vu nos familles,

Nos parents, nos femmes, nos enfants.

 

Allemands ou français, les tirs sont les mêmes.

Jour et nuit, ça éclate de partout.

Parfois, je regarde les étoiles, il y en a beaucoup.

Et je me demande à quoi pense l’ennemi.

Il est sûrement comme moi fatigué de cette guerre.

                                                  Manon L. 

  

Le temps mange la vie

Et l’obscur ennemi  nous ronge le cœur.

Parfois, je me demande à quoi il ressemble, l’Ennemi.

 

Je sais qu’il est fatigué

Tout autant que moi.

Je sais qu’il a faim,

Qu’ il a peur,

Qu ’il se sent triste et seul,

Tout autant que moi.

 

L’Ennemi est un homme comme moi.

                                                     Jihane A.

  

Je suis un vieux soldat

Le moral au plus bas.

Mes enfants, ma femme me manquent.

Je veux que la guerre cesse.

La nuit, je regarde les étoiles et je fais des vœux.

 

Je ne peux qu’espérer

Que tu aies les mêmes pensées,

Toi allemand, moi français.

Nous deux, nous pouvons tout changer

Pour redevenir libres et  être de nouveau heureux.

Rencontrons-nous et devenons amis. 

                                               Estelle B.

  

C’était  une guerre absurde,

Une guerre sans pitié,

Une guerre sans fin,

Quatre ans de guerre, d’acharnement, de combats.

Et je découvre enfin que l’ennemi me ressemble.

Tant de points communs avec cet homme

Qui fut mon pire ennemi.

Comment ai-je pu le juger sans le connaître ?

Comment ai- je pu chercher à le tuer ?

J’en ai les larmes aux yeux.

Ils nous ont trompés

Les fameux créateurs de cette guerre,

Ils nous ont aveuglés

Et ils nous ont poussés à tuer des hommes  comme nous,

Des innocents comme nous.

Tant de questions, tant de regrets, tant d’émotions,

Dans tous nos cœurs blessés.

                                             Zahara A.